Salar d’Uyuni : entre ciel et sel

En voiture pour une visite dans la plus grande salière du monde, en Bolivie

La Bolivie est une terre de contraste sur laquelle il est impossible de s’ennuyer. Quelque part au sud-ouest de ce grand pays se trouve un mirage, un miracle géologique : le désert de sel d’Uyuni.
Situé à presque 4 000m d’altitude (3 600 pour être exact), cette zone désertique est plate comme une galette et blanche comme neige. Cette étendue représente 10 500km², c’est la plus grande réserve de sel du monde : environ 5 milliard de tonnes.
Si on en croit les boliviens, le sel de ce lac préhistorique maintenant à sec se trouve jusqu’à 120m sous la surface.

C’est bien joli tout ça mais pourquoi diable aller se promener dans le Salar d’Uyuni ?

 

Une virée dans cette merveille naturelle vaut le détour. Se retrouver dans cette immensité immaculée est un spectacle unique. Ce blanc à perte de vue contraste sur le bleu du ciel ce qui en fait un paysage hors du commun. Dès que le soleil se couche, il laisse la place aux étoiles, la voûte céleste est si scintillante, si dense qu’elle donne l’impression de peser sur la terre.

Au fil du voyage, on découvre des lacs peuplés de flamands roses, des formations rocheuses abritant rongeurs et renards, des oiseaux et bien sûr des llamas et des guanacos.

Le salar est loin d’être ennuyeux, il est semé de lacs, laguna en espagnol. Chacun a sa couleur ou son nom : negra (noir), verde (vert), colorada (multicolore) et son nom Cañapa, Honda, Chiarcota, et coetera !
Chaque jour, un nouveau paysage, des collines à gravir, des paysages fous de nuages se reflétant sur les eaux colorées.

Le Salar d’Uyuni est un voyage à rebondissements : des refuges de fortune entre cabanes et garage au confort spartiate et un hôtel construit en sel, du sol au plafond, mobilier inclus.

 

Dans le désert de sel, la température en journée peut dépasse rarement les 20° mais la nuit est glaciale, jusquà -20°. Il faudra alors du courage et de la détermination pour aller admirer les étoiles car en plus du froid mordant, c’est le vent qui sera le plus dur à supporter : ici pas d’obstacle pour contrer les rafales.

Au beau milieu de cette étendue éblouissante, une île de corail…

 
Incahuasi, la maison de l’inca est une île inattendue. Ni très grande, ni très haute, ni même habitée, elle est plantée de cactus gigantesques et cernée d’une mer de sel. 
Les tour-operator l’inscrivent à tous les programmes, elle est incontournable, le lever à 3h00 du matin pour admirer le soleil levant vaut tous les sacrifices : se lever tôt et grelotter en attendant que les rayons viennent réchauffer le visiteur.
Cette aurore est mémorable, le ciel pur, le sol étincelant comme de la glace et les ondes de chaleur, comme une aurore boréale dorée, qui avancent sur le sol est un spectacle époustouflant.
 

On aime tout du salar, même les plus rétifs aux parcours balisés accepteront cette épopée bien ficelée

 

Beaucoup de temps passé dans la voiture pour rendre visite aux lagunas, des formations rocheuses de forme bizarres et surtout, cette perspective sans aucun obstacle et la blancheur immaculée du désert attirent les touristes en mal de selfy et de photos rigolotes où les échelles de taille sont sans-dessus-dessous. 
Le salar est un circuit touristique bien huilé mais il vaut quand même tous les détours. Il mérite 100 fois de braver le vent glacial, les heures interminables en voiture, les lits durs, les repas maigres. 
C’est une rencontre avec la planète, et sa nature impérieuse, une visite grandiose entre ciel bleu, sel blanc et flamands roses.

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