Kosovo, Prizren

Dans les Balkans, il y a le Kosovo. Quand on dit Balkans on pense « guerre » et quand on dit Kosovo… on pense guerre aussi.

C’est dommage, la guerre c’est fini et le Kosovo mérite bien qu’on aille y faire un tour

 

Le Kosovo est largement au dessus de sa mauvaise réputation

 
Il y a des pays comme ça qui n’inspirent pas confiance. On les a vus et revus au JT et ils sont marqués du sceau de l’infamie : dangereux, instables, pleins de ruines et de gens violents armés jusqu’aux dents. Enfin bref, la cata. Personne n’a envie d’aller y poser sa valise pour lui rendre visite. Ni aux montagnes sauvages, ni aux stations de ski, ni aux chemins de randonnées. Les villes encore moins et les kosovar alors là, certainement pas.

 

Voilà qui est bien dommage car le Kosovo est une belle destination de voyage

 
Le pays compte de très beaux parcs naturels où les baroudeurs vont pouvoir s’en donner à coeur joie : trekking, escalade, grimpette, randonnée, VTT, etc. Les amateurs de nature vont en avoir plein les yeux et les mollets. Lacs, forêts, cascades, la beauté ici est 100% naturelle.
 

Pershendetje Kosove, emri im eshte Christine, une jam francez, mire qe ju takova! здраво Косово, зовем се Цхристине, ја сам Француз, драго ми је!
Bonjour Kosovo !

 
 Au Kosovo, on mange bien (et pas très cher)
 
Les repas sont copieux et la gastronomie est fort intéressante. Véritable mixage orient-occident, on y retrouve comme souvent dans les balkans des influences turques, héritage de l’empire Ottoman. Byrek, qebap, baklavas, le café aussi est turc. Les feuilles de vignes farcies (sarma) ne manqueront pas de rappeler la Grèce tout comme le fromage djath qui ressemble à la feta. Pas mal de plats mijotés dont un qui ressemble vraiment beaucoup à notre cassoulet national : le pasul.  Avec tout ça, l’invariable pain pita ou pogaqe. Beaucoup de salades et de soupes, des saucisses, des viandes grillées. C’est sûr, ce n’est pas ici que le voyageur va mourir de faim. 
Hors des zones touristiques telles que Prizren et sa ville fortifiée, les prix sont raisonnables. Un repas complet dans un restaurant typique ne devrait pas excéder les 5€.
 
Au Kosovo, il y a des choses à voir : une faune et une flore remarquables et surtout, des kosovars !
 
Des villages pittoresques, du charme, une architecture vernaculaire kosovare  intéressante. le Kosovo est le pays idéal pour sortir des sentiers battus et des circuits balisés par les tours opérateurs.
Il existe aussi de beaux monastères, de belles campagnes et des parc protégés étourdissants. La vie sauvage y est foisonnante : ours, lynx, chamois et beaucoup d’oiseaux sont présents dans les montagnes. Une bonne raison d’y faire un tour à condition de n’y chasser que les images.
Côté ville ne cherchez pas trop loin, Prizren est la plus belle du pays. Bien que très touristique, Prizren surprend surtout par l’accueil des locaux. Dans un restaurant modeste du centre ville, j’ai été très gentiment accueillie, vraiment, par le patron qui ne parlait pas un mot d’anglais. Il s’est démené pour nous aider à choisir. Le repas a été pantagruélique et le thé offert, sourire compris. Une ambiance chaleureuse, joyeuse et douce comme on ne risque pas d’en voir à Paris. 
 

Le Kosovo c’est beau, mais pas sa capitale

Si les marques de la guerre sont toujours bien présentes, le Kosovo n’en est pas pour autant un pays moche. La capitale, Pristina présente peu d’intérêt car elle a beaucoup souffert au cours des dernières décennies. Elle n’est pas représentative du Kosovo dans son ensemble. L’ambiance lourde, pesante est souvent décrite dans les critiques des voyageurs, ce n’est pas le cas de Prizren ou des autres régions.

Les Kosovars sont accueillants et bienveillants
 
Le pays est très stigmatisé par les tragédies de 1992, 1999 et 2004. Avec une communication pareille, on peut comprendre que les touristes ne s’y bousculent pas. Les événements sont récents, c’est vrai mais c’était il y a 16 ans. Depuis, c’est indéniable, certaines zones sont encore tendues mais elles sont minoritaires. Il suffit de les éviter pour aller à la rencontre des kosovars. Les habitants sont souriants, serviables et très très courtois. L’hospitalité est une tradition solide et chère aux habitants. Il est très courant de se faire inviter à boire un thé et dans la rue, les locaux sont généralement contents de voir des étrangers et de s’entretenir avec eux. 
 
Une petite leçon d’histoire aidera le voyageur à mieux comprendre le Kosovo
 

Comme partout dans les Balkans, le voyageur fera attention à ce qu’il dit et évitera les sujets délicats. Le pays est composé de 92% d’albanais et de 8% de serbes. D’autres minorités sont représentées, 6 en tout (goranis, roms, turcs, égyptiens). Serbes et albanais se sont copieusement fait la guerre au Kosovo et chaque camp à son point de vue. Il n’est pas conseillé de plonger dans un débat ou d’affirmer haut et fort ses opinions concernant l’épuration ethnique, la politique, la religion, etc.
Dernière chose, au Kosovo on parle l’albanais et le serbe. 

Faleminderit Kosova, mirupafshim, të shohim së shpejti!

Хвала Косово, збогом, видимо се ускоро!Hvala Kosovo, zbogom, vidimo se uskoro!

Kosovo, Prizren

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Et si on rendait visite à la Macédoine du Nord ?

La macédoine, ça ne fait pas que se manger, ça se visite aussi. Skopje la capitale est incroyable et les macédoniens sont tous taillés comme Alexandre le Grand ! Non je plaisante, mais il y a bien d’autres surprises…