Namibie

La Namibie se décrit avec des couleurs ! Orange, rouge, rose, ocre, or !

En Namibie, les amoureux de déserts orange velouté, de faune sauvage et de paysages grandioses vont être servis. Les autres plongeront dans une diversité culturelle incroyable. Des cases en bois ou en terre crue ou une architecture typiquement germanique, la Namibie est plurielle et singulière. De la choucroute ou un steak de zèbre, il y en vraiment pour tous les goûts.

Hallo Nmibia ! My name is Christine, I am French, happy to meet you! Bonjour Namibie !

 

Windhoeck, la capitale n’offre pas un grand intérêt culturel mais recèle beaucoup de surprises

Bruyante, inégale en architecture autant qu’en richesses, cette ville est peu attachante et n’offre pas au visiteur ce qu’il est venu chercher : du dépaysement. Mais il serait dommage de ne pas s’entêter un peu pour explorer la capitale, elle reflète l’e patchwork culturel du pays.

Windhoek c’est la Namibie des centre commerciaux immenses : cinéma, fastfood, bretzels et bière

D’ailleurs je me sens ici, non pas en Afrique mais dans un pays transformé par l’influence de la colonie allemande. Les rues portent des noms allemands, les maisons semblent tout droit sorties d’une contée bavaroise, même la gastronomie s’y est mise : apfelstrudel, milchkaffee et choucroute à la viande de zèbre sont au menu.
Lorsqu’on m’a proposé de venir au « green market » de Windhoek, j’ai tout de suite imaginé un marché local déployant des étals remplis de gem squash (courge gemme), de courges tordues, de combos…  Que nenni, il s’agit d’un marché bio 100% germanique. On y trouve du pain noir, des sachertorte, du miel, des conserves et du fromage fait maison.
De la même manière, lorsque j’ai été invitée à aller visiter une ferme à 15km de la capitale, je m’attendais à une ferme africaine. Non, il s’agissait d’un authentique salon de thé situé dans un beau jardin. On y déguste sa portion de Käsekuchen en sirotant du café, à l’allemande. Bien sûr on peut aussi y acheter des produits de la ferme. Bien sûr tout cela est très bon et les gens sont charmants. 

En Namibie les grands espaces, dents pointues, cornes vrillées et phacochères grincheux se méritent !

Les amateurs de vie sauvage devront se rendre à Etosha pour être servis en rugissements, barrissements… et piqûres de moustique.
Ce parc est d’une grande beauté. Je veux dire par là, qu’il est « vraiment » à la hauteur de l’adjectif. 
Il n’est pas le seul à héberger d’indolentes girafes et des groupes de lions lascifs, certes. Mais si la faune est proche de celle du Parc Kruger, les paysages sont si changeants que cette exploration ne se compare à aucune autre. Déserts, lac de sel, forêts, collines, rochers et plaines immenses se déclinent en couleurs au fil des kilomètres. On pourrait ne venir ici que pour les paysages. Le silence figé de la « pfanne » (en allemand poêle, lac de sel), les ondes de chaleur floutant gracieusement la perspective, juste assez pour voir un troupeau de zèbres se déplacer au loin. Un spectacle magnifique.
 

Colonie, identité et tradition : la Namibie est riche de cultures et d’histoire 

En Namibie, l’histoire se visite. Le voyage est vraiment saisissant comme se perdre dans la ville fantôme de Kolmanskop, ancienne mine de diamant envahie par le sable. Son architecture noble, incongrue, desséchée par le vent est une balade extraordinaire.
Le plus étonnant réside parfois dans les échanges avec les namibiens venus d’Europe, d’Allemagne pour la plupart. Peau blanche, Birkenstock aux pieds, yeux clairs, ils sont Namibiens, un point c’est tout. Idem pour les afrikaneers venus d’Afrique du Sud.
La Namibie n’est pas à proprement parler un grand pays. La population se situe autour des 2,5 millions d’habitants. Ce qui est remarquable ici, c’est la diversité ethnique. Il existe officiellement douze groupes. Chacun a sa propre culture et sa propre langue. Voyager en Namibie donne parfois l’impression de visiter 100 pays en un seul. 
 

La Namibie abrite des tribus extraordinaires

Les costumes et coiffes des hereros sont de loin les plus étonnantes. Les femmes portent de longues robes aux couleurs vives et un turban en forme de corne. Cet habit traditionnel rappelle que les hereros sont avant tout un peuple de berger. 
Les étonnantes Himbas et leur carnation si particulière de cacao doré. Les femmes sont torses nus. Elles enduisent leurs cheveux de terre qu’elle tressent de savante façon. Elles parlent la langue des clics, le Xhosa, si difficile à apprendre. Les Himbas se rencontrent un peu partout, en ville ou à la campagne. Mais elle reste une tribu difficile à approcher. Les femmes sont très vénales. L’échange commence d’abord par une négociation financière. Si le voyageur n’est pas prêt à débourser pour une photo ou un échange verbal, elles se détournent du curieux et vaquent à leurs occupations. Je n’ai pas de jugement sur leur philosophie. On peut comprendre qu’elles en aient ras le bol des appareils photos ou qu’elles veuillent tirer profit de leur beauté.
Il est passionnant de visiter les musées pour apprendre quels trésors d’ingéniosité ont déployé les buchiman (buchmen) du Kalahari pour survivre dans ce désert. On ne peut les voir aujourd’hui que dans des mises en scène pour les touristes. Ils ne vivent plus dans les villages perdus dans le désert mais dans des villes d’où ils ne sortent que pour accueillir le voyageur curieux de leurs anciennes traditions… au prix fort. 

Il est important de comprendre les codes sociaux ici, sinon, l’expérience risque d’être difficile

Sous ses airs germaniques, modernes, la Namibie est régie par les traditions. Le dialogue aussi a ses codes. Il est par exemple très impoli, voire offensant de poser des questions personnelles à l’étranger. Les enfants surtout ne doivent pas usurper le statut des adultes, c’est une figure importante du village ou de la tribu qui se chargera de vous accueillir, surtout pas un jeune. Le voyageur risque alors de se sentir ignoré et de rester sur sa faim d’échanges culturels. Mais comme je l’ai dit plus haut, les ethnies ont chacune leurs traditions, il faudra s’adapter à chaque fois. 
 

La diversité de ce pays fait que juger la Namibie à bâton rompu est imprudent

Dans certains endroits, l’étranger sera bienvenu s’il délie sa bourse, dans d’autres l’échange sera plus spontané et désintéressé. Beaucoup d’organisations humanitaires s’échinent à éduquer et protéger les enfants surtout concernant la maltraitance et les abus sexuels. Hélas les traditions ont la peau dure, il n’est pas inhabituel que les volontaires soient chassés à coup de pierres. Globalement, il est ardu de pénétrer la culture du pays, mais pas impossible.
 

La Namibie est un pays cher à explorer

La Namibie a beaucoup à offrir aux visiteurs. Hélas, le tourisme ici n’est pas à la portée de toutes les bourses. Pour explorer le pays, il faut impérativement une voiture louée à prix d’or à Windhoeck. L’essence n’y est pas non plus bon marché et les gros 4×4 sont très gourmands. Tout ou presque est payant. Les dunes de Sussusvlei, les parcs et l’entrée de certains villages.
Afin de n’avoir que le meilleur de ce magnifique pays, il faut partir avec un budget conséquent pour ne pas rentrer frustré. 
Se déplacer d’une ville à une autre par ses propres moyens est bien sûr possible, il existe même une ligne de chemin de fer. Mais pour aller dans le coeur des espaces sauvages, débusquer les incroyables geckos des dunes et atteindre les endroits vraiment intéressants, il faut une voiture. Sans oublier, un guide que vous payerez à prix d’or. Vous êtes prévenu !

Totsiens, Dankie ! Thank you, goodbye, see you soon!

Namibie, Best Of

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Et si on visitait la Zambie ?

Le pays possède un potentiel énorme pour le voyageur. Il pourrait surpasser ses voisins sans effort. Mais voilà, la Zambie est un pays compliqué et il n’est pas si simple de sortir des sentiers battus… et chers.