Le voyage au long cours demande aussi de l’argent : quelles sont les options ?

La question la plus fréquente concernant le voyage concerne l’argent : «Comment fais-tu pour te permettre de voyager comme ça ? »

Quand on part en voyage sur les routes su monde pour longtemps, on a besoin d’argent. Il existe plusieurs solutions pour subvenir à leurs besoins durant le grand voyage… ou plus simplement le rendre possible. Car vous allez le voir, certains voyageurs ne financent pas leur périple, ils l’accomplissent. Voici une petite liste non exhaustive des solutions possibles. 

Vous avez fait des économies 

« J’ai beaucoup travaillé et j’ai mis de l’argent de côté ». Tout est dit.

Vous avez des revenus réguliers

Si vous êtes rentier, retraité, allocataire d’une pension quelconque ou vous louez votre appartement ou maison : vous gagnez le gros lot. C’est le moyen le plus facile de parcourir le monde en ne faisant rien d’autre que voyager sans travailler.

Vous travaillez tout en voyageant

PVT et Work and Holyday
Travailler à l’étranger c’est possible avec un PVT (Permis Vacances Travail ou encore Visa Vacance Travail) plus connu sous le nom de Working Holyday Visa en anglais.
Les préposés au PVT travaillent dans des fermes, ramassent des fruits, mais peuvent aussi occuper un poste dans une entreprise. Ce visa est généralement valable un an. Après avoir gagné un peu  ou beaucoup d’argent, les globe-trotteurs continuent leur voyage.

Pour les français, ce type de visa est possible dans une dizaine de pays. La liste change, il est donc recommandé d’aller voir ça directement sur le site.
Attention, il y a une limite d’âge. Obtenir ce visa n’est souvent possible que jusqu’à ses 30 ans révolus. Mais ! Certains pays sont plus flexibles concernant l’âge et acceptent les aventuriers jusqu’à 35 ans : Australie, Canada, Argentine…  
Les conditions diffèrent selon les pays mais il s’agit en général d’un visa de travail standard. Attention à bien se renseigner avant, au Japon par exemple, le PVT ne permet pas de travailler dans un bar ou une discothèque.
Le nombre d’heures de travail hebdomadaires ou mensuelles varient aussi selon les destinations.
Le but initial de ce visa est très majoritairement dédié à la découverte « en profondeur » d’un pays tout en offrant la possibilité au voyageur de financer le voyage.
Vous ne gagnez pas toujours beaucoup et devez souvent payer logis et nourriture en sus. Mais parfois, le salaire est très intéressant.

Le Woofing est basé sur le même principe mais il concerne exclusivement les exploitations Bio (Work On Organic Farm)
Il s’agit en général d’un travail quotidien de 4 à 5 heures par jour qui s’étale sur 5 jours par semaine. Cueillette de fruit, soins aux animaux, ces travaux ne demandent pas de grandes qualifications. 

Vous avez un travail avec un contrat : vous êtes un expat !

Là, il s’agit d’un job en adéquation avec votre formation. Ce poste-là est lié à un contrat qui contient le permis de séjour/visa de travail. Vous travaillez en règle avec le pays, tout est déclaré, organisé, signé. 
Mais ce n’est pas aussi facile à décrocher que ça en a l’air. La plupart des pays privilégient leurs citoyens. Il faut parfois que l’employeur potentiel prouve que personne aux alentours n’est qualifié ou disponible pour ce travail. Ce futur patron devra aussi payer des charges en plus. 
Il vaut mieux faire ses recherches en amont, avant de partir. 
Si vous avez une formation très spécifique, très technique ou tout simplement très recherchée par le pays dans lequel vous souhaitez travailler, vous aurez peut-être la chance de décrocher un poste. Mais votre objectif sera sans doute de vous installer pour quelques temps dans le pays.

Les petits boulots au noir

Pour les petits contrats ou petits boulots, c’est plus difficile. Tout du moins, c’est possible mais en travaillant au noir. Pas d’assurance, pas de garanties, si ce n’est celle de vous faire attraper lors d’un contrôle et de vous faire renvoyer, manu militari du pays avec l’interdiction d’y retourner.
Il faut savoir que la plupart des pays, pour ne pas dire l’écrasante majorité va privilégier ses citoyens avant de donner du travail aux visiteurs.
Dans cette catégorie, il y a aussi ceux qui fabriquent et vendent, souvent à la sauvette, quelque-chose. Des bijoux par exemple.
Ceux qui peignent des fresques décoratives dans les auberges de jeunesse en mode : lit + nourriture (un repas en général) + 5 à 10$ par jour.
J’ai rencontré beaucoup de voyageurs qui fonctionnent comme ça. Ils gagnent peu mais cela leur suffit pour continuer leur route.

Faire la manche

Non, ce n’est pas un conseil, c’est juste une liste des plus exhaustives des moyens de subsistance des voyageurs. Ce phénomène n’est pas rare, il porte même un nom : les Begpackers, jeu de mot de l’anglais to Beg, mendier et la 2eme partie du mot backpacker qui signifie voyageur en sac à dos. Ces voyageurs s’installent à même le sol des rues de Kuala Lumpur, Dehli ou Quito devant un panneau en carton «  Please Help me for my World Trip » (svp, aidez-moi à financer mon tour du monde). Parfois ils jouent de la musique aussi, peignent des tableaux, des cartes…
Ce phénomène à pris une ampleur importante et les gouvernement ne voient pas ces voyageurs mendiants d’un bon oeil. 

Travailler bénévolement

Tout est dit : on travaille sans gagner un sou mais contre logement et nourriture.
Cela permet de bien s’immerger dans le pays et… de ne rien (ou presque) dépenser.
Il existe pléthore de sites internet qui proposent aux voyageurs de venir travailler sous plusieurs formes. Parfois, il s’agit de travailler dans un hôtel (souvent à backpackers), d’aider à s’occuper d’une famille, faire des chantiers, développer une entreprise locale…
On trouve aujourd’hui sur des sites dédiés, des postes de volontaires à profusion et dans tous les pays. Le plus célèbre d’entre eux se nomme Workaway. L’adhésion est payante et ne dure qu’un an. On y trouve de tout. Ce site est ouvert à tous même aux plus âgés.

Attention au bénévolat payant

Pour faire simple, on bosse gratuitement, mais en plus on donne de l’argent. Et les sommes réclamées ne sont pas légères : 2000 ou 3000$ pour 2 à 4 semaines. Parfois, il faut subvenir à sa propre intendance. Entretenir un parc, s’occuper des animaux, s’occuper d’enfants dans un orphelinat, la liste est sans fin.
Vous imaginez bien que le travail proposé doit faire saliver, Waahooouu, je vais aller soigner les éléphants en Afrique ! Et surtout donner l’impression de faire quelque-chose de grand, de beau, d’utile…

Il ne faut pas se faire trop d’illusion sur la probité de ce type de bénévolat. Il ne vise qu’à enrichir les organisateurs et les éléphants, les enfants ou le village n’en profitent pas toujours. 
Un simple calcul permet de se faire une idée de l’aubaine que représentent ces bénévoles généreux.
Afrique du Sud : Venez soignez les animaux du parc et aider à la préservation de la faune sauvage (contact avec les animaux, entretien des espaces verts, etc.) 
Ce qui attend ces amateurs au bon coeur sont des conditions de logement médiocres, des machines hors d’usage, des outils inutilisables… et les animaux sauvages sont quelques singes et 3 antilopes en captivité.
12 bénévoles à 600€ la semaine pendant 4 semaines : 28 800€ par mois. Paiement cash. Mouaiiiii. Pour l’Afrique du Sud ce sont des sommes colossales.

Mon point de vue sur la question : Je veux bien travailler sans compensation financière, mais donner de l’argent, ça non. Cela veut dire que mon travail n’a aucune valeur. Alors pourquoi travailler ?
Ces bénévolats lucratifs ont aussi un dommage collatéral important : ils captent les donations qui pourraient être destinées à des ONG respectables qui en ont bien besoin.

Travailler en freelance

Cette option, extrêmement courue depuis que le monde est connecté à internet, a trouvé son propre nom : les nomades digitaux (Digital Nomad).
Ces travailleurs itinérants ont juste besoin d’un ordinateur et d’une connexion internet. Ils font des traductions, écrivent pour le Web, référencent des articles ou des sites pour les moteurs de recherche, testent des sites Web, programment, créent des sites, du graphisme, etc.
C’est tout simple, vous déclarez une entreprise, vous postulez sur des plateformes dédiées (UpWork, Redacteur.com, etc.), vous travaillez sur des projets et le site vous paye (moyennant une commission, cela va sans dire).
Si vous êtes déjà routinier du freelance, alors vous travaillerez sans doute avec vos propres clients.
Plus le degré de qualification est élevé (développeurs, spécialiste de l’animation ou de programmes/langage complexes et recherchés) plus le travail sera lucratif.
Mais s’il s’agit de produire du contenu pour Amazon, les chances de gagner sa vie sont comme le salaire : maigres. 
Une grosse partie des nomades digitaux sont des créateurs de contenu. Depuis que le contenu d’un site web est garant de son succès, la demande pour cette profession a explosé. Attention, ce n’est pas aussi fastoche que ça en a l’air !  

Mon point de vue sur les créateurs de contenus et rédacteurs web : pourquoi pas mais c’est assez mal payé. Donc beaucoup de travail pour des clopinettes.
Dans le pire des cas (hélas monnaie courante) le prix au mot est ridiculement bas et tombe jusqu’à 0.02€. Soit 14€ pour un article de 700 mots. Il ne faut pas oublier d’en déduire la commission du site qui va jusqu’à 20%. Soit 11.20€ pour une journée de travail. Qui dit mieux ? 
Mais en plus d’un salaire minimaliste, d’autres difficultés se présentent : 

  • Les offres sont très aléatoires : parfois les projets se bousculent, parfois c’est la disette.
  • La compétition est importante et les offres intéressantes sont prises d’assaut. Il faudra donc partir à la chasse de nouveaux clients et contrats régulièrement.
  • Les clients potentiels demandent souvent des tests d’écriture gratuits. C’est un travail supplémentaire non rémunéré qui demande du temps et qui ne donnera peut-être rien.
  • Dans la plupart des cas les délais sont très serrés. Il faut être très réactif et parfois travailler comme une mule 15 heures par jour pour livrer le travail à l’heure.

Cette solution mérite d’être testée avant de partir car si vous devez passer les 3/4 du temps sur votre ordinateur à courir le cachet, l’intérêt du voyage risque de s’émousser rapidement.

Voyager gratuitement, sans débourser un centime (ou presque)

Oui, vous avez bien lu, c’est le dernier cri, la dernière mode, bien visible sur la toile. Il s’agit de partir avec une tente, vos petites affaires et de faire du stop, du camping, du Couchsurfing ou de vous faire héberger par les locaux. 
C’est un voyage extrême mais pas si difficile que ça : il faut être doué pour les relations humaines et culotté. Les puristes partent sans carte de crédit, sans téléphone, sans appareil photo, ordinateur ni rien de coûteux dans le sac.
Question transport, il faudra faire une croix sur les avions, les trains, les taxis. Ils se déplacent en stop ou négocient la gratuité du transport s’il est public.
Pour l’hébergement, pas d’hostels ou hôtel. Ils dressent leur tente dans le jardin, sont accueillis dans la maison où les attend un canapé, un lit douillet.
Pour la nourriture, ce sont les locaux généreux qui régalent. Si non, les voyageurs font la tournée des restaurants pour récupérer gratuitement les invendus et ça marche très, très bien.
En route pour l’aventure ! Ces baroudeurs sont souvent jeunes, solitaires ou en binôme. Ils peuvent être fort bien diplômés (beaucoup d’ingénieurs) et issu d’une famille aisée. On les rencontre dans le monde entier mais il s’agit plutôt de pays offrant un vrai challenge.
Ils sont à la recherche d’aventures authentiques, loin, très loin des sentiers battus. Ils veulent changer le monde où tout se monnaye, trouver d’autres chemins, d’autres modèles sociaux.
C’est une expérience de vie fantastique. Certains en font un film, un livre ou deviennent des vedettes sur le net (Nus et culottés). Bravo ! 

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