Voyager pour changer de vie : l’adversité

En voyage, on a davantage l’opportunité de se frotter à l’adversité… et ça fait du bien !

 

Ici ou là-bas, la vie aura toujours des hauts et des bas. Pourquoi un voyage au long cours rend ces tracas ou victoires enrichissantes ?

 

Une vie plate et monotone sans relief serait d’un ennui… mortel. Pourtant, il semble bien que les sociétés modernes soient dans la recherche perpétuelle de « lissage ». Plus d’accidents, d’efforts, de maladies et des assurances pour se prémunir de tout. Plus de sentiers battus mais des voies bien droites comme autant de garde-fous pour sécuriser nos vies fragiles.

Cette quête continuelle du tiède et du confort, pleine d’exigences imprègne la mentalité autant que le moral. Elle s’exprime dans un cadre rigide qui sécurise autant qu’il inquiète.
Dans un pays développé, même si beaucoup de choses sont perfectibles, le système dans sa globalité, des normes d’hygiène aux horaires de bus en ligne, fonctionne.
Quand quelque-chose ne va pas, alors que ça devrait, les gens se sentent floués et tempêtent, pleurent et s’emportent contre l’état, la société, les gens…
Tous ces ça doit être comme-ci ou comme-ça métamorphosent le lion, rompu à l’adversité, au combat, en toutou angoissé pleurant sa pitance au moindre retard.

Le train-train, la frustration quotidienne, les obligations peuvent entamer la façon dont on voit la vie en occident : la vie, c’est beaucoup de travail pour peu de satisfactions

 

La notion d’efforts devient négative et finalement on se retrouve à passer son temps à essayer de les éviter pour se concentrer sur l‘essentiel : travailler comme un automate, la peur au ventre d’être incompétent, oublié ou remplacé.
Il est triste et intéressant à la fois de constater que dans notre beau pays, juniors et seniors sont rarement encouragés, soutenus dans leurs projets, leurs visions de demain. L’idée de s’exposer, tracer son propre chemin est  salué par nombre de funestes prédictions : ça va être dur, compliqué, voué à l’échec !
C’est peut-être pour cette raison que les français, ceux-là même qui vivent dans un pays que le monde entier leur envie, sont les plus gros  consommateurs au monde d’antidépresseurs ? 

Dehors est instable, mouvant, pourquoi ne pas apprendre à être confiant et stable dedans plutôt que de s’épuiser à sécuriser le périmètre ?

 
 

On peut s’apercevoir que ce qui nous entoure est instable, changeant. Tenter de contrôler cet environnement dans ses moindres détails, anticiper le futur, est un travail titanesque, épuisant, sans cesse à recommencer.
La stabilité, la sécurité doivent se développer à l’intérieur de soi. Le voyage est une formidable mise en pratique : quel autre choix puisque dans ce voyage tout change en permanence ?

Bon, il est peut-être temps de réveiller le lion, l’Indiana Jones, l’Alexandra David-Néel qui sommeille en vous !

 

Un voyage au long cours va vous laisser le temps de faire peau et idées neuves. 
Au long du chemin, vous allez avoir maintes occasions de vous frotter à une gratounette  décrassante, revigorante et libératrice : l’adversité.

Se confronter à l’adversité c’est solliciter sa créativité, son courage, son ingéniosité. C’est aussi redevenir positif : si ce que vous aviez prévu ne se déroule pas comme vous le souhaitez, vous aurez sans doute l’occasion de découvrir quelque chose ou quelqu’un et qui sait, échapper à une galère, une déception. Cet imprévu est peut_être une bénédiction !
Les plans B sont autant d’aventures dans l’aventure qui vont secouer le hamster que vous étiez peut-être devenu en l’obligeant à sortir de sa roue.

Au Togo ou au Népal, si votre plan ne fonctionne pas, il faudra non seulement l’accepter mais surtout faire travailler la machine à système D… avec le sourire !

Pourquoi ces fameuses galères deviennent-elles de belles leçons de vie en voyage alors qu’ici, elles vous dépriment ?

 

Droit comme un i dans vos certitudes d’européen, vous êtes prêt à réclamer, porter plainte, demander un remboursement ou encore faire une esclandre. En somme, faire ce que vous avez l’habitude de faire chez vous.
Mais voilà, vous n’êtes plus à la maison. Inutile de menacer, se plaindre à qui de droit, faire respecter le contrat, la clause, la garantie, vous n’obtiendrez rien. il va falloir s’adapter. 

N’est-ce pas là un premier pas vers la tolérance, la flexibilité et réaliser que ces réactions « chez moi c’est mieux qu’ici » sont très arrogantes ? 
C’est le début d’une prise de conscience importante et vous êtes obligé de passer rapidement de la théorie à la pratique : vous n’avez pas d’autre  choix.

L’adversité est stimulante : il faut chercher la solution et arrêter de buter sur le problème. En bref, arrêter de se plaindre et passer à l’action

 

La chambre est affreuse, le lit miteux ? D’accord c’est moche mais vous en changerez demain, vous n’allez pas y passer un mois. Sous cet inconfort, vous allez peut-être trouver des gens formidables avec qui passer une soirée inoubliable, un nouvel ami ! 
Si les équipements ne fonctionnent pas, vous trouverez bien le moyen de faire à manger sans cuisson ou d’aller vers les autres pour demander de l’aide. Au final, ces contrariétés sont-elles si importantes ? En  tout cas, votre propre estime ne s’en portera que mieux, vous aurez réussi à improviser et aurez trouvé au fond de vous la ressource nécessaire pour bien gérer cette galère passagère. 

Au passage, l’adversité apprend à faire la part des choses : ce qui est important, ce qui est futile, quelles sont les forces que vous devez acquérir et celles sur lesquelles vous pouvez déjà compter. 
Et la vie, débarrassée de toutes ces pensées parasites reprendra bientôt une jolie teinte rose !

Prendre un billet d’avion vous aidera à changer de décors mais c’est le moment idéal pour profondément changer de façon de voir la vie !

Un grand voyage, ça change aussi la vie !

Suivez, partagez et donnez votre avis !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

error

Vous aimez cet article ? Partagez-le ou réagissez !