Iran

سلام، نام من کریستین، من فرانسوی هستم، خوشحالم که با شما ملاقات می کنم!


Salaam Iran ! Esmam Christine ast, faransavi astam, khoshbakhtam !

L'Iran est attirant, inspirant, délirant

Difficile de ne pas aimer l’Iran. Tout d’abord, c’est un très beau pays. On y trouve des déserts, des villages traditionnels en terre crue, des mosquées si grandioses qu’elles sont tout bonnement impossibles à photographier. Des montagnes dans lesquelles se dressent des ruines de châteaux, des habitations troglodytes, des palais, des jardins. 
Et bien sur, la mer…

Riche d’une histoire millénaire, (vous savez, Darius, les perses, tout ça (au moins 550 Av JC)), ce beau pays ne possède pas moins de 20 site classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Et toc !

Les souks regorgent d’épices, de fleurs, de fruits secs, de thés, de graines, de Kebab.
Si la gastronomie n’est pas renversante en Iran, elle n’est pas mauvaise : le choix est réduit, le menu répétitif. Il est possible de trouver des marchés ou s’approvisionner pour cuisiner soi-même. Il y a bien des restaurants qui proposent des menus plus variés mais il faut souvent y mettre le prix. 

L'Iran ne rime pas qu'avec tyran

L’Iran tient une place particulière dans mes voyages. C’est un des pays les plus attachants qu’il m’aie été donné d’explorer.

Mais avant de vous dire pourquoi, il faut remettre les choses à leur place. 
Je ne parle pas ici de gouvernement, de politique, je parle des habitants. Je parle de tous ces gens comme vous et moi qui travaillent, étudient, font des enfants, mangent, prient, aiment, pleurent, luttent et tentent d’être heureux. 

Oui, les femmes sont obligées de se couvrir, oui elles doivent porter le tchador noir qui les font ressembler à des fantômes, toutes identiques, comme des marionnettes.
Oui, on exécute par pendaison, des femmes, des mineurs et des ennemis de Dieu. 
Oui, l’Iran ne fait pas la une des journaux pour ses vignobles ou sa fashion week.
Mais ! Cela ne doit pas m’empêcher d’aller à la rencontre de ces hommes et femmes, d’aller découvrir leurs traditions, leur langue, leur quotidien, leur belle culture. 

Je ne fais pas partie de ceux qui refusent de visiter un pays pour en boycotter la politique. Si je ne devais me rendre que dans des pays aux gouvernements « politiquement corrects », je n’en aurais pas visité un seul.

Refuser de rendre visite aux iraniens pour cause de politique revient à appliquer la double peine à ces citoyens.

La plus grande richesse de l'Iran, c'est les habirants !

Difficile à décrire sans tomber dans le superlatif : les iraniens sont des personnes d’une grande, d’une immense gentillesse.
Ils font preuve d’une grande politesse, ils ont des bonnes manières et sont toujours prêts à aider les étrangers en vadrouille.
L’hospitalité n’est pas une légende, elle est bien réelle et c’est parfois presque gênant de les voir s’occuper de leurs visiteurs avec autant de coeur et de générosité. Il y a des pays comme ça qui me rappellent douloureusement qu’en Europe, la bienveillance n’est pas toujours au rendez-vous.
Les iraniens adorent les touristes, ils saisissent toutes les occasions pour discuter avec eux, les conseiller, les guider.

Une gentillesse désarmante, une bienveillance renversante et désintéressée

Lorsque je suis arrivée à Téhéran par le bus de nuit venant de Tabriz, je me suis retrouvée dans le métro, à l’heure de pointe, au petit matin, harnachée comme une mule et sévèrement fatiguée. J’étais accompagnée par un jeune hollandais qui connaissait Téhéran. Il ne fallait donc surtout pas que je le perde de vue. Mais voilà, en Iran, les wagons du métro ne sont pas mixtes.
Aucun problème ! Toutes ces dames voilées de noir m’ont entourée comme un enfant perdu et se sont occupées de moi jusqu’à ce que je retrouve mon guide ! Elles étaient enchantées !
Que de sourires ! On aurait dit des oiseaux autour d’un festin ! Les hommes dans leur wagon n’étaient pas en reste. Ils se sont beaucoup amusés à me voir faire de grands signes à mon compagnon de voyage par la vitre et a faire passer les messages : « on descend où, combien de stations ? »

J’ai tellement d’histoires de partage, d’accueil et de sourires en Iran que je pourrai écrire un livre.
Ces gens-là, du nord au sud, d’est en ouest m’ont profondément touchée.
Je souhaite prendre une photo de la boutique ? Voilà monsieur le vendeur qui se précipite pour m’offrir de pistaches ! Je passe le nez à travers la porte pour admirer les gâteaux ? « Je vous en prie ! Venez vous asseoir, laissez-nous vous offrir un thé, des biscuits !« 

Des habirants gentils et honnêtes

Comme partout sur cette terre, il existe de bonnes et de moins bonnes personnes. Je ne peux affirmer qu’il n’existe pas d’escrocs ou de menteurs en Iran mais j’ai rencontré des personnes à l’honnêteté déconcertante.
Il faut continuellement changer des dollars ou des euros (pas de distributeurs automatiques de billets fonctionnant pour les étrangers). 
Alors que je change quelques dollars à l’hôtel, je reste ébahie de la réponse de l’employé : « tu te trompes, c’est beaucoup plus que ce que tu demandes ! »

Souvent, ils ont recompté le change, vérifié le prix pour moi, toujours au plus juste. 

Nazee, mon amie, ma soeur

J’ai eu la chance, la très grande chance de rester dans une famille pendant presque une semaine.
Rencontrés par hasard dans un bus, nous avons fini par nous rencontrer à Téhéran pendant le dernière semaine de mon séjour en Iran.
Je ne saurai dire si les étoiles étaient parfaitement alignées dans le ciel ou si c’était seulement de la chance mais ces moments partagés sont de véritables pierres précieuses dans ma mémoire.
Comment décrire cela ? Lorsque tout est simple, facile, drôle, sans gène. Des gens ouverts, tolérants, heureux de partager ce qu’ils ont. Heureux d’accueillir une étrangère, de la chouchouter.
Nous faisions la cuisine, les courses, des balades, des explorations, des marches en montagne, des tours au parc, à la piscine, nous allions voir ses amis…

Merci merveilleux Iran, à bientôt !

Je ne sais pas comment le monde se représente les iraniens en général. Je crains qu’il ne s’imagine des fous fanatiques, pleins de haine, bornés et obtus… 
Je ne me targue par d’avoir rencontré tous les iraniens, mais je peux affirmer une chose : la gentillesse a été omniprésente durant tout mon séjour ! Je n’ai jamais eu peur, je ne me suis jamais sentie menacée. Le jour la nuit, dans les souks, les ruelles, les avenues…C’est un pays qui m’a offert une de mes plus belles aventures.
Je soutiens de tout mon coeur ceux qui souffrent du système politique. Parents, enfants, jeunes ou anciens. J’espère que les choses changeront, qu’ils pourront voyager, étudier dans d’autres pays. En tout cas, j’espère qu’ils rencontreront la même hospitalité, la même attention qui m’a été offerte ici.
J’espère que le temps viendra où la jeunesse ne se sentira plus « tuée de l’intérieur » et que des jours meilleurs viendront très bientôt.

Khoda hafez, merci !

با تشکر از شما ایران
 

Iran

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