Qui-suis-je ?

Qui-suis-je ?

J'ai eu une vie normale jusqu'à 44 ans et un jour je suis partie...

Un jour, j’ai décidé d’aller voir ailleurs si j’y suis. Je ne voulais passer mon temps dans une routine que j’ai commencé à trouver mortelle après le départ de mes enfants.
Alors j’ai tout changé ! Mais avant de me jeter sur les routes du monde, il y a eu bien des étapes.
Vous trouvez ça incroyable, exceptionnel ? Pas du tout !
Vous allez voir que je suis tout de ce qu’il y a de plus « normale » !

Bonjour ! Je m’appelle Christine. Je suis française, ravie de faire votre connaissance !

Je répète cette phrase avec bonheur dans toutes les langues depuis que je voyage et j’obtiens 99% de sourires en réponse. C’est comme ça que le dialogue s’amorce et on fait connaissance. 

Aujourd’hui c’est à vous que je me présente !
J’ai un peu plus de 50 ans. Plutôt petite, taille 36/38, cheveux blonds, yeux marrons.
J’ai grandi dans le 9-3, la célèbre grande banlieue parisienne et par la suite, j’ai navigué entre l’est et le sud de la France et le nord-est de l’Europe. J’ai changé de pays, de région, de ville, tour à tour célibataire ou en couple. 
J’ai étudié les arts, la photo, le journalisme, le marketing international, la communication, la peinture en bâtiment, l’architecture d’intérieur, l’écriture, la traduction… En bref, beaucoup d’expériences professionnelles différentes.
Etudiante, indépendante, salariée, chef d’entreprise, en formation, je suis passée par bien des statuts.
Aujourd’hui, je travaille dans le marketing et le contenu digital.

 

J’ai eu une voiture, une machine à laver, une entreprise.
Un chien, un chat, des tortues… et le bourdon aussi parfois.
Mais surtout, je suis 3 fois Maman !

Comme vous pouvez le constater, j’ai eu plusieurs vies. 

Une vie normale, une famille normale, un quotidien banal

J’aurai aimé commencer ce récit par des souvenirs émus d’une enfance aux racines profondes, une grand-mère me transmettant ses passions, une histoire familiale riche d’histoires, un don, une bénédiction. Mais non, rien de tout cela. Personne ne m’a donné les clés de l’aventure.

Il m’a fallu attendre l’âge de raison pour me lancer à la découverte du monde et changer de vie. 
Aucun regret, aucun remord. Ma plus grande aventure, la plus décoiffante, la plus enrichissante  demeure certainement celle d’avoir été maman. Je suis profondément heureuse de les avoir accompagnés dans la vie, des premiers pas aux derniers au revoir.

Un départ sur le tard, mais pas trop tard

Doucement mais surement, une fois mes petits devenus géants, j’ai eu envie de changer de vie. 
En l’an 2011, je suis partie pour un an, direction l’Asie. 
J’avais 44 ans.
Cette année de break a bouleversé beaucoup de choses en moi et autour de moi. Ni simple, ni compliqué ce fut tout de même un grand changement qui en a entraîné d’autres. 
Au cours de mon premier périple (15 mois en Asie), j’ai fait beaucoup de rencontres. Rien d’aussi spectaculaire que Javier Bardem au détour d’une rizière balinaise mais des gens comme vous et moi qui m’ont poussé à remettre pas mal de choses en perspective.

Une bonne nature au départ et un goût immodéré pour l'aventure

A 44 ans, j’avais une masse musculaire très respectable, des jambes et des épaules fortes, une belle énergie.

Petite, j’ai été scout pendant des années et je dois reconnaître que les courses d’orientation, les camps, la vie en communauté m’a donné de bonnes bases pour partir à l’aventure 40 ans plus tard.

Oui, cet apprentissage m’a donné quelques avantages. Je ne crains pas les dortoirs, je ne suis pas facilement effrayée et suis capable de dormir au milieu d’une gare indienne entre une vache et 3 Sadhous.

Mais surtout, j’avais confiance en moi. Ma vie d’avant m’a demandé de beaucoup forcer, travailler dur. Alors partir dans des pays inconnus ne me paraissait pas du tout effrayant.

La vie s’est aussi chargée de me rendre flexible. J’ai souvent eu à me contenter de ce que j’avais, même si c’était peu, pour faire mon bonheur et celui de mes enfants. 

Ne vous fiez pas aux apparences, ce ne fut pas un long fleuve tranquille

Dans ma vie d’avant, je portai de jolis vêtements, des talons de 10cm, des manteaux blancs… J’ai même fait quelques défilés en petite robe noire.
J’allais au cinéma autant que possible, je lisais environ 40 livres par an. J’aimais mon jardin dans lequel je plantais des aromates et des fleurs. On se retrouvait pour des barbecues formidables sous l’imposant jasmin qui embaumait le quartier.

Je n’étais pas riche, même pas propriétaire de ma toute petite maison. Mais juste assez pour partir, une fois, en laissant la maison aux enfants, tout frais payés et ne pas travailler pendant un an.

Tout le monde a trouvé ça dingue, débile, déraisonnable, fou.
Sacrifier ce pécule pour aller se balader ? 
Heureusement, je suis allée au bout de ma décision et j’ai eu bien raison.
Cet investissement m’a rendue plus riche que je ne pouvais l’espérer.

Ce premier grand voyage m’a galvanisée, éblouie, enchantée.
Vive les bus pourris, les trains de nuit, les montagnes, les sentiers, les éléphants, la boue jusqu’aux genoux, les temples d’or et les petits matins brumeux. Vive les autres, vive les enfants, les vendeurs, les chauffeurs, les paysans, les porteurs !

Ce fut une année de tous les bonheurs qui m’a donné envie d’aller voir ailleurs. Cette expérience m’a donné la conviction, la force de donner un autre sens à « ma vie ».
Depuis, cette parenthèse est devenue mon chemin quotidien.

Bien sûr tout ne s’est pas passé comme dans un conte de fée mais ça, c’est une autre histoire que je vous raconterai plus tard.