Equateur

L'Equateur est charmeur, conservateur et enchanteur

L’Equateur se situe sur l’équateur et on peut même visiter ici le centre du monde. 
Les villes ici sont belles et bohèmes. Cathédrales héritées de l’empire colonial, patrimoine inca et architecture moderne se mélangent et se respectent. Habits traditionnels, catholicisme fervent et croyances anciennes se mélangent ici avec une étonnante facilité. 
Dans les rues de Quito, on peut trouver des sorciers vaudous. Ces afro-équatoriens sont les héritiers d’un savoir transmis par leurs ancêtres arrivés d’Afrique par les bateaux négriers échoués, du XV au XVII siècle. Ils font commerce de leur science pour guérir de tous les maux, corps et âme !    

Sorcier vaudou tenant boutique dans les rues de Quito, Equateur

Des monuments incroyables à découvrir

La basilique del Voto Nacional de Quito vaut à elle toute seule une demi-journée de visite. La vue des tours sur la ville est magnifique, certes, mais c’est surtout son ornementation qui surprend le plus. Les innombrables gargouilles ne représentent pas des créatures démoniaques et légendaires mais des espèces tout ce qu’il y a de plus naturelles : iguanes, pélicans, tatous, tortues, caïmans, condors…
Chaque ornement raconte sa propre histoire. Il faut donc pas mal de temps pour en faire le tour.
Débutée en 1883, inaugurée en 1924, il ne faut pas s’attendre à de belles pierres de taille séculaires. Ici, le béton ferraillé est omniprésent. La basilique del Voto nacional n’est achevée qu’à 99%. Elle n’est toujours pas officiellement terminée et à peu de chances de l’être un jour : Il parait que lorsqu’elle sera terminée, ce sera la fin du monde. Santa Madré !

Un artisanat délicat haut en couleurs

Voyager longtemps ne permet pas vraiment de faire moisson de souvenirs de voyage. Mais c’est possible, il faut envoyer des colis par la poste !
Peu intéressée par les magnets à coller sur le frigo, j’achète surtout des choses utiles au voyage mais rarement décoratives. Mais c’est sans compter sur le magnifique artisanat que propose l’Equateur, notamment à Otavalo. Les corbeilles en joncs blancs tressés avec des fils de couleur, le tricot en alpaga super doux, super chaud, des bijoux en perles magnifiques et bien sûr le Panama, ce fameux chapeau originaire de l’Equateur (et non du pays voisin). Il m’a été impossible de résister !

Pourquoi faut-il ramener un Panama d'Equateur ?

La spécificité du Panama, c’est sa finesse, sa souplesse, une blancheur immaculée et sa forme élégante. On doit pouvoir le rouler comme un cigare ! Les qualités sont très variables. Attention aux imitations en cellulose, il faut le renifler un peu pour s’assurer qu’il sente « la paille » qui est en fait une sélection de jeunes pousses de palmier.
La qualité du matériau et la façon vont définir son prix (de 30/100€) mais cet accessoire n’est pas un article de luxe. Les modèles les plus chers sont ceux qui ont demandé jusqu’à 10 mois de travail.
Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’est pas réservé à la haute société. Ce couvre-chef est très populaire : jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, riches ou pauvres, tout le monde en porte ! 

Montecristi, Brisa ou Cuenca, ils ont différentes formes de tissage mais commencent obligatoirement par une belle rosace au sommet. 
S’il est un souvenir à ramener d’Equateur c’est bien LE Panama : il vivra longtemps et sera utile pour d’autres voyages. Sa souplesse lui permet de supporter sans craquer un transport dans un sac à dos ou une valise.  

Du colibri à la baleine, l'Equateur offre toute une faune à découvrir

Des forêts, des jungles et des côtes sur le Pacifique, voilà déjà une petite idée de ce qu’il est possible d’observer en Equateur : des otaries joueuses, des iguanes frileuses, des frégates voleuses et des baleines chanteuses. Dans cette faune heureuse on rencontre aussi des colibris joyeux, des condors sérieux, des piranas hargneux et des lamas soyeux.
Et la liste n’est pas exhaustive !

Le colibri, ce joyeux joyaux vrombissant

Tout près de Quito, la ville de Mindo est très connue pour ces randonnées ornithologiques et rien que dans le jardin de l’hostal, on peut déjà observer des oiseaux à l’oeil nu. Delphine, Jacobin ou Ariane sont les stars incontournables de la ville. Ne cherchez pas une célébrité Jet-set, il s’agit de colibris ! Ces oiseaux minuscules si fins, si éclatants de couleurs qu’ils ressemblent à des bijoux, ils sont ici ! 
Avec l’aide d’un guide, d’autres espèces valent la peine de se lever à 4h du matin : sucrier à ventre jaune, cabézon à tête rouge, toucan choco… L’évocation de ses noms à elle seule donne déjà envie de s’armer d’une paire de jumelle pour aller les voir de plus près. 

En Equateur comme ailleurs, l’humilité et le respect est de mise : on regarde, on se tait et surtout, on ne touche pas. 

Bonjour Madame la Baleine !

La tentation de broder sur le sujet est grande et il n’est pas exagéré de parler d’émotion forte.
Voir ces créatures s’ébattre dans l’océan est un spectacle qui cloue le bec, laisse pantois et étrangement, nous submerge de tristesse.
Danser et chanter est une de leurs occupations favorites. Elles sont à la fois imposantes et délicates, turbulentes et tranquilles… et très curieuses !
Celles que j’ai pu rencontrer sont venues voir le bateau de plus près, jusqu’à venir se frotter à la coque de ce dernier. Plouf, splash, « mouâââââââââôôô » (qui veut sûrement dire bonjour en cétacé) et clin d’oeil (parce qu’une baleine, ça vous regarde « pour de vrai »), ces dames nous ont offert un spectacle grandiose. Nous avons tous été émus aux larmes, même les durs, les tatoués.
Quelle candeur, quelle douceur, quelle force. 
Et pourquoi avons-nous été terrassés d’émotion ? Parce que nous sommes des humains massacreurs stupides et cupides et qu’elles sont pacifiques, dotées d’une profonde intelligence et pas rancunières pour un sou ? 
Nous a t’elle dit quelque chose que nous avons compris, ressenti ? Peut-être se trouve t’il Dans notre cortex le souvenir d’une langue commune, mammifère qui nous permet de communiquer en émotions…
Nous a t’elle appelé à l’aide, demandé grâce pour son espèce ? Sans même nous regarder, nous avons tous ressenti un violent sentiment de culpabilité et d’impuissance. Malgré tout, la joie de cet échange inespéré domine dans mon souvenir. 

Et si on parlait des Galápagos ?

Si j’introduisais ce paragraphe en disant que je garde le meilleur pour la fin, je ferais des jaloux et je veux ménager toutes les susceptibilités. 
Mais quand même !
Les Galápagos, c’est wahooooooo !

Des animaux extraordinaires par milliers et pas farouches du tout !

Tout est dit, ici on côtoie la nature sauvage comme peu d’endroits dans le monde en offrent de nos jours. 
Et c’est une grande claque qu’on vient prendre ici, gauches, maladroits et malheureux humains que nous sommes, à quelques mètres à peine d’un couple de fous à pieds bleus, d’albatros dansants, de tortues géantes…
Les otaries sont partout, sur les plages, les bancs publics, le marché aux poissons. Idem pour les iguanes, les oiseaux, les requins…
Les Galápagos, c’est une bible sur le monde sauvage et Darwin l’avait compris il y a déjà fort longtemps. 
Pour parler des Galápagos, il faut un article complet, un roman, une encyclopédie.

Sur le marché aux poissons de Santa Cruz, Galapagos, les clients sont parfois surprenants !

Mer, forêt, jungle, l’Equateur est plus que généreux envers les voyageurs en quête de nature. 
Il offre aussi son lot d’aventure avec l’ascension du Cotopaxi qui frise les 6000m.
Une pente bien raide, une ascension de nuit, des vents à décorner les boeufs et un sol mou : il faut une bonne condition physique et beaucoup d’énergie pour arriver au sommet !
 

Muchas gracias Ecuador, hasta luego !

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